De la belle génétique chez nos voisins

photo laitier 4C’est un groupe dynamique et intéressé à découvrir de nouveaux élevages, qui est parti le 5 décembre dernier, pour aller visiter des fermes de génétique, dans l’état de New York (NY). Après quelques heures de route, nous sommes arrivés dans la belle région de Finger Lakes, à l’ouest de la ville de New York, à environ une heure au sud-ouest de Syracuse.

À notre arrivée à la ferme Aurora Ridge, nous avons été accueillis par le responsable de la ferme, Monsieur Dave Harvatine, qui nous a entretenus, pendant plusieurs minutes, sur sa passion pour cette entreprise. Le troupeau est constitué d’un peu plus de 2050 vaches et de près de 1935 génisses, pour un total de 4000 têtes. Les vaches sont traites trois fois par jour dans une salle en épis de 28 places. Ceci lui permet d’avoir une moyenne de production de 13 305 kg (29 332 lbs) à 3,7% M.G. et 3,0% P.B. L’ensemble des animaux, et surtout les génisses, sont génotypés. Monsieur Harvatine utilise depuis plusieurs années le système Affi-Milk, comportant des podomètres pour la détection des chaleurs. Les animaux sont logés dans plusieurs bâtiments sur le même site. Après plusieurs questions sur son entreprise, nous avons pu visiter une construction de l’année qui comprend un digesteur à méthane.

Nous avons poursuivi notre route pour nous rendre à la ferme Currie Holstein. Cetteferme est très impliquée dans les expositions agricoles et a une génétique hors du commun. Le troupeau Curr-Vale compte 900 vaches, dont plusieurs sont classées Excellentes. Les animaux sont répartis sur deux sites d’exploitation. Le premier bâtiment a une vocation commerciale et est utilisé pour la production, alors que le deuxième abrite les vaches vedettes qui requièrent des soins particuliers. Dans ce dernier, on y retrouve une trentaine de têtes de haute génétique et même des bêtes du Québec (Blondin, Lolisé et Jacob). La production moyenne du troupeau est de 12 380 kg (27 300 lbs), 3,9%M.G. et 3,2% P.B. La ferme a également été l’hôte du Pique-nique Holstein pour l’état de NY, en 2013.

Finalement, le dernier troupeau que nous avons visité, et non le moindre, est celui de la ferme Cookiecutter, une jeune entreprise qui possède des IPV parmi les meilleurs aux États-Unis. Le troupeau est logé à la ferme laitière Ideal à Hudson Falls, toujours dans l’état de New-York. Actuellement, la ferme possède 975 vaches et 800 têtes pour la relève. De ce nombre, 700 vaches maximum sont sur le site pour des raisons environnementales, alors que les autres animaux sont logés dans d’autres bâtiments, en partenariat avec un voisin. Les vaches sont traites trois fois par jour dans une salle double 14, pour une production moyenne de 14 512 kg (32 000 lbs). Ils possèdent également 40 taureaux en évaluation ou en attente pour des centres d’insémination. Toutes les vaches sont logées dans un environnement commercial concurrentiel et doivent faire leurs preuves aux côtés de leurs consœurs de troupeau, et ce, sans traitement préférentiel.

Sur le chemin du retour, nous avons fait une petite escale touristique au National Museum of Racing and Hall of Fame à Saratoga, où nous avons pu constater l’importance des courses de chevaux en Amérique du Nord. On y a même vu un bronze du célèbre cheval Secretariat (30 mars 1970 – 4 octobre 1989).

En terminant, si vous avez l’occasion de passer dans la ville de Syracuse lors de vos prochaines vacances, voici une petite suggestion de notre groupe: la brasserie Empire Brewing Company, qui vous offre des bières brassées sur place ainsi qu’une excellente cuisine.

Par Guy Pelletier, Directeur Laitier ruminants, La Coop Profid’Or

Offre d’emploi; Gérant de ferme avicole

gérant de ferme avicoleOffre d’emploi

Gérant(e) de ferme avicole

Lieu de travail : 690, rang du Petit-Bois-d’Autray à Lanoraie dans Lanaudière

Statut : Permanent, temps plein

LES DÉFIS QUE NOUS OFFRONS

Sous la direction du superviseur de fermes avicoles de Ferme Avi-Nord inc., votre mandat consiste à :

    1. Planifier, gérer, coordonner et exécuter l’ensemble des opérations d’une ferme avicole;
    2. Effectuer la gestion des ressources humaines (1 employé) et des activités en lien avec l’entretien des bâtiments et des équipements;
    3. Assurer une bonne marche des opérations afin d’atteindre les objectifs d’élevage;
    4. Apporter vous-même les correctifs nécessaires au bien-être des oiseaux.

Vous possédez le profil suivant 

  1. Vous êtes détenteur d’un diplôme d’études collégiales dans le domaine de l’agroalimentaire ou un domaine équivalent;
  2. Vous possédez de l’expérience en travail de ferme – production avicole ou porcine;
  3. Vous avez de bonnes notions en ventilation de bâtiments;
  4. Vous possédez de très bonnes habiletés à gérer du personnel et vous êtes un joueur d’équipe;
  5. Vous faites preuve de leadership, d’autonomie, d’initiative et vous avez une grand sens des responsabilités et un bon jugement;
  6. On vous reconnaît pour votre capacité à organiser et planifier le travail de votre équipe;
  7. Vous êtes flexible sur les horaires de travail.

Si vous désirez joindre les rangs d’une organisation d’avenir offrant des défis intéressants, un milieu de travail stimulant ainsi qu’une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels, joignez-vous à notre équipe.

Appliquez par courriel, par télécopieur ou par la poste au plus tard le 7 mai 2014. emploi@profidor.qc.ca

Ressources humaines, 839, rue Papineau, Joliette (Québec) J6E 2L6

Nous remercions tous les candidats de leur intérêt, toutefois, nous ne communiquerons qu’avec les personnes dont la candidature est retenue. Nous préconisons l’égalité des chances en matière d’emploi.

2014 : À l’heure des décisions stratégiques

l'eau-porcPuisque la fin de la dernière année nous a donné plein d’espoirs pour 2014, les producteurs de porcs peuvent cesser maintenant de marcher sur les talons, et doivent prendre des alignements qui vont rapporter économiquement.

Où doit-on concentrer nos efforts ?

Biosécurité et la Diarrhée Épidémique Porcine (DEP):

Depuis plusieurs années, la filière porcine québécoise met beaucoup d’emphase sur l’importance d’appliquer des mesures sévères de biosécurité sur nos fermes. Et bien si vous n’étiez pas convaincu, j’espère que les dommages associés à la DEP chez nos voisins du Sud vous convaincront. En lisant, entre autres, les bulletins émis par le Conseil Canadien de la santé Porcine, on comprendra que nous devons nous assurer que les mesures de biosécurité sur nos fermes soient au point. Du côté du CSDDR, votre groupe de vétérinaires est à l’affût de toutes informations et formations pour encadrer nos éleveurs, experts-conseils et transporteurs.

Si nous travaillons à garder cette infection hors de nos frontières, nous transformerons cette menace en opportunité.

ASRA et stratégies boursières

Au moment où vous lirez ces lignes, nous connaîtrons certainement la totalité des détails du nouveau modèle de coût de production porcin de la FADQ. Par contre, les rumeurs de plus en plus persistantes disent que la protection ASRA sera encore une fois plus restreinte que les années passées.

Conséquence : Le producteur de porc québécois devra utiliser de plus en plus les stratégies de couverture du risque en utilisant les placements boursiers, comme le fait le reste de la Planète Porc. Bien sûr, ici je ne parle pas de spéculation, mais bien de couvrir ses risques en fermant des positions sur les ventes de porc et les intrants, pour couvrir nos coûts de production sur une partie de notre production annuelle. Plusieurs courtiers spécialisés peuvent orienter et aider les néophytes en la matière.

 

Bien-être animal

2014 marquera la fin de la révision du Code de Pratique Canadien pour les Soins et la Manipulation des Porcs. Nous devons certainement déjà penser que si nous avons à faire des investissements, il faudra être stratégique et penser à long terme, en fonction des nouvelles normes de BEA qui résulteront de cette révision.

Comme il est écrit dans le document de travail,les exigences et les pratiques recommandées décrites dans le présent document représentent un équilibre délicat entre le respect du bien-être des animaux et le respect de la capacité des producteurs à apporter les changements nécessaires sans compromettre leur rentabilité économique.

Après la publication du code, nous connaîtrons avec plus de précisions les prochaines exigences et échéanciers pour d’éventuelles transformations de nos bâtiments.

Filière Porcine La Coop : La réelle décision stratégique

Les 26 membres de votre équipe Coop du Centre de Service Des Deux Rives et ses partenaires du réseau La Coop (Coop Fédérée et Olymel) sont à pied d’œuvre pour assurer à nous tous un avenir prometteur. Nous mettons à la disposition des membres Coop et de la Filière Porcine tous les outils pour améliorer la rentabilité de chacune des entreprises affiliées.

Ceux-ci sont :

  • Services techniques, administratifs et vétérinaires de qualité et dévoués.
  • Programmes alimentaires d’avant-garde.
  • Génétiques performantes et répondant aux besoins des marchés.
  • Un réseau d’abattage, propriété des membres.
  • Adhésion volontaire au programme Porc Coop.
  • Accessibilité aux ristournes Coop et de la Filière Porc La Coop.

 

Toute l’ÉQUIPE du CENTRE DE SERVICE DES DEUX RIVES vous souhaite une excellente année 2014.

 

Joël Zummo, agr, Directeur Porc

 

Projet de règlement sur l’eau

Photo ch agricutlure durableProjet de Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protectiona été soumis à la consultation publique du 29 mai au 28 juin 2013, et vise à harmoniser et moderniser le RCES (Règlement sur le captage des eaux souterraines) actuel. Il y a deux volets principaux à ce projet : la gestion des prélèvements d’eau et la protection des ressources d’eau potable.

Implication pour le secteur agricole

Sauf exception, tout prélèvement d’eau de plus de 75 m3/jour (16500 gallons canadien) sera assujetti à un nouveau régime d’autorisation. Avant d’autoriser un projet, le ministère va satisfaire les besoins de la population (santé, salubrité, eau potable) et concilier les activités économiques avec les écosystèmes aquatiques. Toutes autorisations seront assujetties à diverses modalités comme le volume prélevé, l’usage fait, les mesures de protections et d’économie d’eau, les installations, la mitigation et ce, pour un maximum de 10 ans. Lire la suite

Twitter, deux raisons pour l’utiliser en agriculture

iStock_000014712999XLargeVoici trois des grands principes des entreprises prospères : tout d’abord, elles font une veille d’informations pour découvrir ce qui pourrait améliorer leur ferme, elles se sont créées un réseau de gens de confiance et pouvant contribuer à la réussite de leur projet et, enfin, elles ont le leadership pour mobiliser les autres pour atteindre leurs objectifs. Le but des grands réseaux sociaux est justement de nous faciliter le travail pour ces principes. Le prochain article de cette série sera sur Linkedin.

Twitter, pour la veille d’informations

Twitter est mon réseau social préféré. En entreprise, nous devons toujours être à l’affût d’idée, de concept ou d’expérience nous permettant d’améliorer nos habiletés de gestion, ou de rendre notre travail plus efficace. Twitter nous permet de sortir de nos cercles traditionnels d’influences et d’obtenir de l’information concernant d’autres régions du Québec ou du reste du monde. Cela devient d’autant plus pertinent lorsqu’une personne partage une expérience d’entreprise. On peut lui poser des questions supplémentaires. À l’inverse, c’est difficilement réalisable d’échanger avec l’interviewé d’un reportage d’une revue. L’autre élément très pratique est de briser l’isolement et d’échanger avec d’autres agriculteurs sur leurs meilleures pratiques. Saviez-vous qu’il y a déjà au moins 200 producteurs agricoles du Québec actifs sur Twitter? En plus, si vous pouvez lire l’anglais, les agriculteurs des États-Unis nous partagent de l’information vraiment intéressante. La méthode la plus rapide et efficace pour rendre son compte pertinent est de commencer par suivre notre compte www.twitter.com/LaCoopProfidor , de cliquer sur les abonnements de notre compte et de suivre ceux que vous trouvez pertinents.

Twitter, pour développer des relations d’affaires

Commencez par suivre des agriculteurs se retrouvant dans notre liste d’abonnement, lisez leurs commentaires et quand vous en trouvez un qui vous intéresse, posez une question à ce sujet à la personne ayant émis le commentaire. Ensuite, écrivez un questionnement que vous avez concernant votre ferme et adressez-le à la même personne. Et voilà, vous venez de créer une nouvelle relation d’affaires à développer. À ne pas oublier : un message sur Twitter comporte seulement 140 caractères et pour écrire à une personne, il faut mettre un « @ » en avant du nom. Par exemple, pour écrire à La Coop Profid’Or, il faut écrire ceci @LaCoopProfidor.

Le meilleur truc pour comprendre la force de Twitter

Essayez de joindre une de vos idoles ou un chef d’entreprise qui vous impressionne par téléphone. Réussir à parler à cette personne sera très difficile, j’en suis convaincu. Avec Twitter, c’est impressionnant de constater l’efficacité pour les contacter si elles ont un compte. Je vous suggère le test suivant : Pensez à un artiste ou à une personne que vous admirez, cherchez son compte Twitter et abonnez-vous à lui. Ensuite, envoyez-lui deux messages, le premier, un commentaire positif et gentil et le deuxième une question reliée à ce qu’il fait. Il reste seulement à attendre un peu et vous serez surpris. Donc, en comprenant cette force, si vous avez un projet ambitieux et avez besoin d’aide ou de financement, vous pouvez joindre facilement les chefs d’entreprises étant sur Twitter.

Demandez à votre expert-conseil, si vous désirez que j’organise une formation sur les réseaux sociaux, pour obtenir des trucs et comment les utiliser.

@Jackleb

Un autre article sur les médias sociaux

Par Jacques Leblanc, agr. Lean Master, Coordonnateur du développement, La Coop Profid’Or

 

Le fumier et les céréales

IMG_6639Le printemps sera bientôt là et il vous enverra le signal pour débuter les travaux aux champs. Application de fumier en vue? Que faire pour les céréales? Selon le CRAAQ, le fumier sera à son meilleur dans les cultures de longue durée comme le maïs et les prairies de foin. Au niveau des céréales, il est à utiliser avec soin. Dans l’orge ou l’avoine, le fumier de bovin est le mieux adapté. Ayant des niveaux d’azote variant entre 4 et 5 kilos par tonne, les quantités applicables sont plus grandes. Pour ce qui est du fumier de poulet, ce serait risqué et peu pratique pour la verse, étant donné sa grande richesse en azote. Si vous l’utilisez dans le blé, prévoyez un apport ne dépassant pas 60 % des besoins. La raison en est simple, la grande partie de l’azote sera disponible vers le mois de juillet et les besoins du blé sont plus tôt en saison. Donc, un mélange 60 % fumier et 40 % engrais minéral serait plus approprié, pour vous assurer une récolte intéressante. Votre expert-conseil se fera un plaisir d’en parler avec vous.

Voir aussi le texte sur la valorisation des engrais de ferme.

Par Stéphane Payette, t.p. Expert conseil végétal, La Coop Profid’Or collaboration de Stéphane Perreault, agr. Conseiller spécialisé végétal La Coop fédérée