Semer tôt au bon taux

blog 19 fev

Depuis que l’agriculture de subsistance a cédé le pas à celle de l’ère industrielle, un point semble immuable : semer tôt au bon taux. Évidemment, semer tôt ne signifie pas la même date pour toutes les plantes. Le blé et l’avoine ne sont pas des frileuses. Elles tolèrent des sols à moins de 10°C. Le maïs et le soya demandent un sol plus chaud. Un agrile sera plus long à réchauffer qu’un sable, ce dont nous devons tenir compte. Du type 10°C et plus. Quand nous parlons du bon taux, là nous poussons un peu plus loin. Le blé demandera des taux variant de 165 kg/ha à 220 kg/ha selon le choix du cultivar, de l’intensité de la culture et du type de sol. Le soya a lui aussi ses particularités surtout basées sur l’espacement entre les rangs et le but de la récolte (grain ou ensilage). Les hybrides de maïs seront plus productifs si nous respectons les taux suggérés par les semenciers. Votre expert-conseil se fera un plaisir de vous conseiller sur les taux et la date à choisir.

Stéphane Payette T.P., Expert-Conseil en productions végétales

Collaboration : Stéphane Perreault agr., conseiller spécialisé La Coop fédérée

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L’azote et ses exigences

blog 6 fevrier

Les conseillers, peu importe leur allégeance, répondront à la question suivante : « Comment je peux maximiser l’azote que je vais utiliser ? » Appliquer la bonne dose, au bon endroit, au bon moment, de la bonne façon. Prenons le cas du maïs. Vous entendez parler d’un démarreur à base d’ammonitrate (27,5-0-0). Pourquoi ? Pour apporter une dose rapidement disponible à jeunes plants afin que leur départ soit fulgurant. Pourquoi ne pas utiliser de l’urée (46-0-0) ? Parce qu’elle sera dégradée plus lentement si la température demeure près des 5 °C pendant les premiers jours suivants les semis. De plus elle pourrait endommager les racines en début de développement. Aussi en sol sableux elle sera plus néfaste que le 27,5-0-0. Comment s’y retrouver ? Parlez-en à votre expert-conseil. Il pourra vous conseiller sur la bonne dose, à la bonne place, au bon moment…

Stéphane Payette T.P. Expert-Conseil en productions végétales

Collaboration : François Labrie, agr.  Conseillé spécialisé La Coop fédérée

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Réfléchissons azote avec Lucie Kablan

blog 30 janv

Peut-être avez-vous en main votre programme agroenvironnemental de fertilisation, mieux connu sous l’acronyme PAEF, et que vous avez une interrogation sur la juste quantité d’azote à appliquer. Votre conseiller financier vous dira sans doute : « Pas trop, c’est cher c’t’affaire-là. » Votre conscience vous préviendra : « Attention, trop pourrait être dommageable pour l’environnement. »  Votre expert-conseil vous suggèrera, selon les besoins de vos plantes, le maïs par exemple, une quantité profitable et une stratégie de fractionnement efficace. Enfin, si vos plants pouvaient vous parler, ils souffleraient leurs besoins au gré de la saison. Mais voilà, ils ne parlent pas. Ils n’ont que les couleurs de leurs feuilles, la grosseur de leurs épis et le rendement final pour vous indiquer s’ils en ont eu suffisamment. En cette année 2018, le maïs a une porte-parole : Lucie Kablan. La Coop Profid’Or vous offre d’embarquer dans l’autobus qui vous conduira au Rendez-vous Végétal 2018, le 7 février prochain au Dix-30 à Brossard, pour écouter la conférence que madame Kablan prononcera sur les doses rentables d’azote. Votre expert-conseil se fera un plaisir de vous donner les détails.

Stéphane Payette T.P., Expert-Conseil en productions végétales

Collaboration : Stéphane Perreault agr., conseiller spécialisé La Coop fédérée

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Protéger l’azote dans les céréales

IMG_3039 blog 24 janv

L’un des défis dans la culture des céréales au Québec est de maintenir une qualité au niveau toxine et poids spécifique. Un des moyens disponibles est l’utilisation d’un protecteur d’azote. Le but est d’éviter que tout l’azote ne soit libéré en peu de temps. Un produit qui pourrait jouer ce rôle a pour nom N-Coop. Il s’agit d’un liquide appliqué sur votre urée et qui protège l’azote et ainsi d’en conserver le maximum  disponible, tout en le protégeant des risques de perte par volatilisation, lessivage et dénitrification pour une période de 21 jours. Les céréales ont besoin d’azote pour leur croissance et pour la production d’un grain lourd et en santé. En ralentissant la transformation de l’azote, le risque de verse lié à un apport trop rapide d’azote en une courte période diminue. La tige sera plus solide par le fait même. La tenue en sera améliorée et par le fait même l’impact de la fusariose. Discutez-en avec votre expert-conseil lors de l’élaboration de votre plan de fertilisation. Il sera en mesure de vous conseiller le meilleur produit.

Stéphane Payette T.P., Expert-Conseil en productions végétales

Collaboration:

Pierre-Luc Brouillette, agr. Coordonnateur service de l’agriculture durable

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La participation du regroupement porcin des deux rives au contrôle du SRRP

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Depuis plus de 25 ans, le syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) est au Québec, comme partout en Amérique du Nord,  la maladie porcine avec la plus grande incidence économique avec des pertes de plus de  5$ par porc sur tous les porcs abattus  soit près de 40 millions $ par an.

Les connaissances acquises sur la transmission du virus causant ce fléau, entre autres la transmission aérienne possible sur de longues distances,   et la limitation des moyens de contrôle usuels (vaccination, biosécurité des sites) a orienté, au Québec comme dans plusieurs autres régions, des actions communes et concertées des différents intervenants et producteurs pour avoir une stratégie de contrôle plus globale et synergique. Au Québec il s’agit principalement de la veille sanitaire provinciale (VSP) et des différents projets de contrôle local et d’éradication du virus SRRP (CLÉ-SRRP). Lire la suite

On se les gèle

blog 16 janv 2018

Tout d’abord, une excellente année 2018. Il n’y a pas à passer à côté, l’hiver ne nous manque pas jusqu’à maintenant. Il est difficile d’éviter le sujet de la pluie qui a déversé plusieurs millimètres d’eau sur nos prairies. La question à 1M$ : Les plantes fourragères vont-elles survivre ? Trois questions pour y répondre. La première : L’eau a-t-elle été évacuée ? La seconde : Quelle est l’épaisseur de glace et de neige? La troisième : Quel pourcentage du champ a été affecté ? Ensuite opterons-nous pour un simple vasage, qui peut s’avérer efficace si fait tôt au printemps. Un semis aux brillions dans les zones brûlées. Enfin, un semis complet avec travail de sol au printemps. Pour le choix des espèces à ensemencer, n’oubliez pas le phénomène de la phytotoxicité ou allopathie qui se produit quand une luzerne est semée dans un champ où la luzerne a été présente. Une bonne discussion avec votre expert-conseil sera avisée pour choisir la meilleure option.

Stéphane Payette T.P., Expert-Conseil en productions végétales

Collaboration : Stéphane Perreault agr., conseiller spécialisé La Coop fédérée

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Le tonnelier, le brasseur et l’agriculteur

Chronique végétale

Pour vous servir la meilleure bière ou le meilleur whisky possible, le tonnelier et le brasseur devront se préparer, y mettre le temps. En Irlande, il n’y a pas si longtemps, un tonnelier suivait une formation de sept ans avant de livrer sa première barrique à un brasseur ou à un distillateur. Nos sols exigent la même minutieuse préparation pour offrir la qualité de grains exigée par les transformateurs.

Vous avez sans doute lu sur la théorie du baril. Votre planche la plus basse sera votre talon d’Achille. Les meilleurs producteurs vous diront que trois étapes cruciales sont nécessaires pour obtenir les résultats escomptés : le drainage, le nivelage et le chaulage. Après quoi l’application de fertilisants apportera sa précieuse contribution. Lire la suite